Talented friends // Rulio

Talented friends // Rulio

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Si Rulio s’avoue en partie influencé par notre musique, c’est sans surprise que vous nous découvrirez également sensibles à son univers graphique.

Aujourd’hui, on a envie de vous parler d’un ami, un créateur que l’on voit évoluer depuis de nombreuses années et qui s’apprête à nous livrer une bombe de sa confection :

LEVEL ZERO, par Rulio. (L’ouvrage est en projet, une campagne de crowdfunding pour participer à sa réalisation est en cours.)

Rulio, c’est un type qui s’accroche à l’Art.
A l’Art au sens large comme inépuisable source d’inspiration ; à la peinture parce qu’il sait pertinemment -bien qu’il n’ait de formation dans le domaine (il paraît qu’il y a des écoles où on apprend à être artiste, vraiment?!!)- que c’est par ce médium qu’il saura exprimer les équations de son esprit au plus juste, dégueuler sa compréhension et son appréhension du Monde.

L’artiste breton a longtemps exploré la matière, expérimenté les techniques pour arriver à trouver sa “pâte” et mettre celle-ci au service de la création dans une démarche passionnée et concrète.
A l’instar de celui qui projette des bouts de son cerveau dans des partitions ; signe des pactes de compréhension avec des machines et fait danser des minots extasiés à base de rognures de son âme mise à nue ; Rulio, artiste-peintre, se fait à son tour -et peut-être à son insu, passeur d’un Savoir invisible.

Car on ne nous laissera pas juger de la seule beauté du trait ou de la vague poésie d’une phrase : il s’agit bien d’apprécier l’expression d’un univers complet, mûri et enrichi au contact de la musique, du cinéma et dans un corps à corps permanent avec la vie.
Un univers élaboré en douce et enfin restitué dans un ouvrage à la force graphique réjouissante.

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La surprise du chef : parmi les personnages de LEVEL ZERO, il y en aurait inspirés de la team Dune (Dronalix, Maman & Dubdub)!

Ce que l’on aime dans les tableaux de Rulio?
C’est d’abord une des rares transpositions réussies de la culture graphique “Tekno” sur ce vénérable bon vieux support qu’incarne la toile.
Il y a bien sûr le thème : l’ambiance de LEVEL ZERO fera le régal des amateurs,dont nous faisons partie, de science-fiction d’anticipation -si ce n’est simplement ceux de beaux portraits.
Ensuite, il y a le rapport brut entre le noir et le blanc ; l’utilisation non-superflue, non-kitsch, du doré ; la présence de matière, de reliefs…
Étalé à coups de truelle ou projeté, le blanc fait surgir de la toile noircie des visages monstrueux dans leur perfection ou les vices qu’ils révèlent. Étiré en traits vifs et précis, il fait hurler ces portraits souvent enrichis de touches ou de placages dorés qui ne sont pas sans évoquer les icônes byzantines (pardon pour la référence!), la vénération mystique et anxieuse d’entités ainsi auréolées de sacré, d’inaccessible -et pourtant!, venues d’un passé enfoui ou d’un futur encore plus lointain.

Mais à quoi bon chercher à se situer dans le temps : LEVEL ZERO est une fable Techno-futuriste aux relents terrifiants, une métaphore de notre société actuelle poussée à son paroxysme d’absurdité et de violence.
L’Horreur! Et pourtant on vous rassure : au bout … brille l’Espoir.

Nous vous invitons à découvrir ce projet ainsi que l’artiste qui méritent tous deux notre attention.
Soutenez l’artiste et son projet en cliquant sous le lien ci-dessous:

>LEVEL ZERO sur Ulule<


suivre Rulio sur fb 



 

 

***Interview Mr Gasmask // English version***

***Interview Mr Gasmask // English version***

French version > https://dune-records.com/interview-mr-gasmask/


Winter 2017, somewhere around Bordeaux…
The team (Drone & Neil Dravaf) meets Mr Gasmask as he’s come to play on a party. The opportunity to chat about our lives, music, to make a video of his liveset and an interview.


Dune records : Could you tell us how and when you started making music
Mr Gasmask :  Well, I’ve started about twenty years ago.
Basically, I’m not a musician, see, I hardly can read a score !
I begun by making some noises (harsh techno), stuff like that…
Look, I tell you something : I was… about 19 maybe, and had just separated from my girl.
I was then quite depressed and I thought « Oh fuck, I gonna get a synthesizer ! »
And here it is, misery led me to making music – I needed to let my emotions come out.
It’s a real problem as now, I’m too happy ! And it’s not so easy then, you can’t force with the music.
In my daily life there are not the same strenght of emotions, inspiration has become different.
Maybe I should look for a drama or something… !

D.R. : How do you organize yourself between your personnal life, work and musical creation.
Mr G. :  It really isn’t easy… I’m 36, er, 37 now, and it’s getting harder.
I’m working for Gent city hall, you know, I’m a team-leader, I supervise a 20 persons working team in charge of a sort of call-center at the service of citizens. That means, a lot of emails, phone calls…

D.R. : Precisely, what place does music occupy in your life, in this life ?
Mr G. : Ah, that’s a big issue !
I used to make music by opposition to my regular life, to rise up against my life in the system, things I hated. It was rather aggressive. That’s what I needed to escape from all that pressure.
Now, I rather make music to relax. Because I became calmer and… at peace with myself.
It’s more pleasant.
Twice a week when I come back home, I go into my studio. I find it’s enough, it’s good.
Otherwise, I spend much time visiting friends, cooking… I love cooking !

D.R. : We discovered you as we (Drone and Acidupdub) were touring through Belgium and Netherlands in 2011 -Win told us about you-, it resulted in a release [Dune 05] two years later.
How were you positioned then ?
Mr G. : Well, in these times (2010-2012), I was producing a lot. On my own record label Binary Bassline and on other too. It was the time of Narcosis and Xlive (100 % live and 100 % acid) gigs.
It was a very creative time for me. I was then playing all around Belgium and was starting being invited further in Europe : Croatia, Poland, Prague…

D.R. : Do you have any plans, new projects for Mr Gasmask V.2017 ?
Mr G . : Yes, actually, I’d like to start blending musical styles into my compositions, always including, of course the acid bassline. But why not changing, evolving in this way. We’ll see !
I also feel like deeply exploring the potential of the TB-303. I mean, using the bassline differently, transforming, making evolving its sound in another way that as a simple melody…

A nice story… to be continued!


 

***Interview de Mr. Gasmask***

***Interview de Mr. Gasmask***

English version > https://dune-records.com/interview-mr-gasmask-en/


Un vendredi soir, lors d’un vague hiver, on s’invite dans l’expédition pour aller chercher le “mysterious” Mr Gasmask à la gare de Bordeaux. C’est le headliner de la soirée Do It Acid au BT 59 (Bègles), organisée par We are Rave.
Figure phare de l’acid tekno NL, ce passionné de la bassline qui nous arrive tout droit de Gand, en Belgique flamande, sera largement acclamé par un public enthousiaste – voire plus …. ! – assez jeune : cette nouvelle génération qui découvre la techno et l’underground par le biais des clubs, acteur actifs et bienvenus dans le revival de styles musicaux jusqu’alors limités – pour la France – aux free-parties.
Si ses productions sont largement diffusées sur internet, son nom devenu familier, la personnalité et l’origine de l’artiste demeurent une énigme pour la plupart. On s’improvise reporters et les questions préparées se faufilent en douceur dans une discussion de backstage plaisante entre Mr Gasmask et Drone, également invité à jouer à la soirée.

—Interview—

Dune records : Raconte-nous un peu comment et quand tu as commencé la musique.

Mr Gasmask : J’ai commencé il y a une vingtaine d’années, dans les années quatre-vingt-dix.
Mais je ne suis pas musicien à la base, je n’sais même pas lire une partition!
Au début j’ai essayé un peu de “bruits” (harsh techno), des trucs comme ça…
Je vais te raconter : je devais avoir 19 ans, je venais de me séparer avec ma copine. J’étais alors super déprimé et je me suis dit “Oh fuck it, je vais acheter un synthétiseur!”.
En fait c’est la misère qui m’a emmené à la musique : j’avais besoin de sortir mes émotions.
C’est un vrai problème, parce que maintenant, je suis trop heureux!
Et du coup c’est pas facile, on peut pas se forcer avec la musique.
Je n’ai plus la même force et les mêmes sources d’inspiration, il faut peut-être que je trouve un drame ou quelque-chose comme ça…!

D.R : Comment est-ce que tu t’organises entre vie privée, travail et création musicale?

Mr G. : C’est vraiment difficile… j’ai 36 euh, 37 ans et ça devient de plus en plus difficile.
Je travaille pour la mairie de Gand, je suis team-leader d’une vingtaine de personnes qui font tourner une sorte de call-center au service des citoyens de la ville. C’est beaucoup de mails, des coups de téléphone…

D.R : Justement, quelle place a la musique dans ta vie, dans cette vie?

Mr G. : Ah… c’est une grande question!
Avant je faisais de la musique en opposition à ma vie normale, pour réagir contre ma vie dans le système, des choses que je détestais. C’était très agressif, j’avais besoin de ça pour me libérer de toutes ces pressions.
Maintenant c’est plus pour me reposer. Parce que je suis devenu plus calme et … plus en paix avec moi-même.
Et c’est agréable.
Deux fois par semaine, quand je rentre chez moi, je vais dans le studio. Et c’est bien comme ça.
A part ça je vais tout le temps rendre visite à des amis ; je cuisine… j’adore faire la cuisine!

D.R : On t’a découvert alors qu’on était en tournée (Drone et Acidupdub) en Belgique et Hollande en 2011 – c’est Win qui nous avait parlé de toi – et ça a abouti à un disque [Dune 05] qui est sorti 2 ans après. Comment te positionnais-tu dans ta carrière musicale à ce moment-là?

Mr G. : A cette époque je produisais beaucoup. Sur mon label Binary Bassline et d’autres… C’était aussi l’époque Narcosis qui organisait les soirées XLive (soirées 100%Live, 100% Acid). C’était une période très active pour moi musicalement. Je jouais partout en Belgique et je commençais à avoir des dates dans toute l’Europe : la Croatie, Prague, la Pologne…

D.R : On voudrait savoir ce que tu réserves au Mr Gasmask V.2017… une évolution, de nouveaux projets?

Mr G. : Oui, en fait j’aimerais bien mélanger des styles musicaux différents dans mes compositions. Avec toujours l’Acid! Mais changer un peu, mélanger… on va voir.
J’ai envie d’explorer davantage le potentiel de la TB-303 aussi, me servir de la bassline mais différemment, la transformer, la faire évoluer,…


***Le number Ten***

***Le number Ten***


2008-2016
. Et voilà, après toutes ces années de production plus ou moins bancales, l’accouchement d’une douzaine de moutards vinyliques à la face plate -toujours désirés mais parfois longs et durs à extraire- on en arrive au numéro 10.
Point le dixième opus à sortir (DUNE HS 3113) mais un nombre à deux chiffres, suite logique de la série des têtes de robot. C’est bien, ça fait sérieux, même! Oui, on avait triché en commençant par un 00 et en enchaînant direct sur un HS à quatre chiffres.
Eh bien quoi que cela vous fasse, nous on est plutôt satisfaits : cette sortie marque 8 ans de boulot, une treizième référence et une machine rehuilée qui commence à faire des jolis cliquetis.

Appelons-le NUMBER TEN, X ou bien 10, il mérite tous ces surnoms affectueux, évocateurs de quelque-chose qui en a, de la bouteille, du goût, des burnes, comme vous voudrez!

 

Une nouvelle recrue dans la team

Une nouvelle recrue dans la team


Oh chic, un p’tit nouveau!

Ne nous affolons pas! (celà dit, cet élan spontané d’enthousiasme ne sera pas déçu)
Outre les artistes “invités” qui apparaissent régulièrement sur les productions du label, on notera la présence d’un nouveau nom : 909 Resistance,  qui vient grossir les rangs de la team Dune records.
Point de frais et inédit minois pour autant :
Le Dune number Ten [Dune 10] aura été l’occasion pour Drone de sortir sous ce pseudonyme.
La consonance ne trompe pas, les influences ne sont pas trahies et on retrouvera dans ses sons ce quelque-chose de bien particulier, un univers salement propre qu’il partage bien au delà des styles.
Il est à l’honneur sur un hors-série [Dune HS 3003] qui sort fin Janvier 2017.